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Ecoutez-moi, vous les ringards, écologistes du sam'di soir, cette chanson-là vaut pas un clou mais je la chante rien que pour vous. Vous qui voulez du beau gazon, des belles pelouses, des p'tits moutons, des feuilles de vigne et des p'tites fleurs, faudrait remettre vos montres à l'heure.Moi j'suis amoureux de Paname, du béton et du macadam, sous les pavés ouais c'est la plage, mais l'bitume c'est mon paysage, le bitume c'est mon paysage. Ecoutez-moi, vous les ringards, écologistes des boul'vards, vos beaux discours y'en a plein l'dos, y a du soleil dans les ruisseaux. La Tour Montparnasse elle est belle, et moi j'adore la Tour Eiffel, y a plein d'amour dans les ruelles et d'poésie dans les gratt'ciel. Moi j'suis amoureux de Paname, du béton et du macadam, sous les pavés ouais c'est la plage, mais l'bitume c'est mon paysage, le bitume c'est mon paysage. Ecoutez-moi, vous les ringards, écologistes des grands soirs, la pollution n'est pas dans l'air, elle est sur vos visages blèmes. Moi j'aime encore les pissotières, J'aime encore l'odeur des poubelles, J'me parfume pas à l'oxygène, Le gaz carbonique c'est mon hygiène. Moi j'suis amoureux de Paname, du béton et du macadam, sous les pavés ouais c'est la plage, mais l'bitume c'est mon paysage, le bitume c'est mon paysage.
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Nous étions trois jeunes matelots, Trois beaux marins grands et costauds Embarqués un jour à Toulon Sans uniforme et sans gallon Sur le porte-avions Clemenceau Nous étions trois jeunes militaires, Pas trop amoureux de la guerre Et nous voulions bien nous faire tondre En échange d'un tour du monde Sur un joli bateau en ferLe premier de ces matelots Etait breton jusqu'au mégot Mais il était con comme un manche, Comme un déjeuner du dimanche, Comme un article du Figaro 'l'avait grandi au bord de l'eau Et n'en avait jamais bu trop A quinze ans pour une donzelle, Il a déserté La Rochelle Pour les remparts de St Malo Rue de la soif on le vit beau A écumer tous les tripots Mais lorsque s'en venait l'aurore, Rouler de bâbord à tribord Et s'échouer dans le ruisseau Voulu partir sur un bateau Goûter un peu du Sirocco En pensant avec raison Que l'océan rendait moins con Et qu' pour lui y' avait du boulot Dieu qu'elle est belle l'histoire des trois matelots Presqu' aussi belle que l' pont du Clemenceau Le deuxième de ces matelots Etait corse dans toute sa peau Il était méchant comme la tourmente, Vicieux comme une déferlante Comme un article de Jean Co 'l'avait grandi au bord de l'eau, Mais n'en buvait que dans l' Pernod A quinze ans par un légionnaire, S'est fait tailler une boutonnière Près d' la citadelle d'Ajaccio Est devenu un vrai salaud, S'est fait tatouer les biscotos Entre le prénom de sa mère, Des loups, des serpents, des panthères Et le Christ au milieu du dos Voulu partir sur un bateau Pour ne jamais vivre comme un veau Et pour faire voyager sa haine De cette putain de race humaine Peuplée de rasés, de blaireaux Dieu qu'elle est longue l'histoire des trois matelots Presqu' aussi longue que l' pont du Clemenceau Le dernier de ces matelots C'était moi j'étais parigot J'étais bon comme la romaine, Rusé, malin comme une hyène Musclé comme un flan aux pruneaux J'avais grandi très loin de l'eau, J'en buvais autant qu'un moineau A quinze ans j'ai quitté Paname Pour chasser d' mon cœur une femme Qui voulait y faire son berceau J'ai bourlingué comme un claudo J'ai rencontré des écolos Qui m'ont dit: "Va voir les baleines Qui vivent dans les eaux lointaines Tu verras que ce monde est beau" Voulu partir sur un bateau Pour voir la Terre d'un peu plus haut Doubler l' Cap Horn dans les deux sens Et voyager de Recouvrance Jusqu'aux bordels de Macao Dieu qu'elle est dure l'histoire des trois matelots Presqu' aussi dure que l' pont du Clemenceau Le premier de ces matelots Qui était con comme un drapeau Il a fini plein de gallons, Plein de sardines sur son veston Et plein de merde sous son calot Le deuxième de ces matelots Qui était méchant comme un corbeau Il a fini dans une vitrine Au Ministère de la Marine Petit chef derrière un bureau Le dernier de ces matelots S'est fait virer de son bateau Pour avoir offert son pompon A une trop jolie Ninon Contre un baiser sucré et chaud Si votre enfant est un salaud, Un vrai connard, une tête pleine d'eau Faites en donc un militaire Alors il fera carrière Sur un navire, dans un bureau Mais s'il est bon, mais s'il est beau, Même s'il est un peu alcolo Qu'il fasse son tour de la Terre Tout seul sur un bateau en fer Mais pas su' le pont du Clemenceau Simple soldat, brave matelot, Surtout ne m'en veuillez pas trop Cette chanson je ne l'ai chantée Que pour les planqués, les gradés Les abonnés du Figaro
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Camarade bourgeois, camarade fils-à-papa, la Triumph en bas d'chez toi, le p'tit chèque en fin de mois, regarde-toi ah ah ah regarde-toi ah ah ahCamarade bourgeois, camarade fils-à-papa, t'as vraiment pas l'air con, quand tu sors le dimanche ton petit complet-veston et ta chemise blanche. regarde-toi ah ah ah regarde-toi ah ah ah Camarade bourgeois, camarade fils-à-papa, tu roules en Ferrari ou en Lamborghini, tu roules des épaules, tu te crois super-drôle, regarde-toi ah ah ah regarde-toi ah ah ah Camarade bourgeois, camarade fils-à-papa, je sais, ton père est patron, faut pas en faire un complexe, le jour d'la révolution, on lui coupera qu'la tête. regarde-toi ah ah ah regarde-toi ah ah ah Camarade bourgeois, camarade fils-à-papa, tu passes ton temps au drugstore sur les Champs-Elysées tu te crois très très fort, t'es jamais qu'un minet. regarde-toi ah ah ah regarde-toi ah ah ah Camarade bourgeois, camarade fils-à-papa, rejoins les rangs de la pègre, tu prendras vraiment ton pied, ne sois plus une petite pède, nous sommes tous des défoncés, regarde-moi ah ah ah regarde-moi ah ah ah regarde-moi ah ah ah regarde-moi ah ah ah
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Elle habitait Germaine Une chambre de bonne Quelque part dans l'cinquième A coté d'la Sorbonne Les WC sur l'pallier Une fenêtre sur la cour En haut d'un escalier Qu'avait jamais vu l'jour Et sur les murs sans joie De ce pauvre boui-boui Y avait Che Guevara Les Pink Floyd et Johnny Sur l'vieille électrophone Trop souvent détraqué Elle écoutait les Stones Et Maxime le ForestierGermaine, Germaine Une java ou un tango C'est du pareil au même Pour te dire que je t'aime Qu'importe le tempo Germaine, Germaine Un rock'n'roll ou un slow C'est du pareil au même Pour te dire que je t'aime Et que j't'ai dans la peau Ça sentait bon chez elle L'herbe et le patchoulis Le parfum des poubelles Au petit matin gris On buvait de la bière Et du thé au jasmin Assis en rond parterre Sur un tapis indien Les voisins du dessous Etaient bien sympatiques Quand on f'sait trop les fous Ils se plaignaient qu'aux flics Enfin bref chez Germaine C'était vraiment byzance Tous les jours de la s'maine On était en vacances Germaine, Germaine Une java ou un tango C'est du pareil au même Pour te dire que je t'aime Qu'importe le tempo {oh oh} Germaine, Germaine Un rock'n'roll ou un slow C'est du pareil au même Pour te dire que je t'aime Et que j't'ai dans la peau {poil au dos} Mais quand elle est partie Un jour pour Katmandou Moi j'vous jure les amis Ça m'a fichu un coup Sur la place Saint Michel Où elle trainait parfois On parle encore d'elle Des sanglots dans la voix Moi j'ai repris sa piaule Mais c'est plus comme avant C'est même plus vraiment Drôle elle me manque souvent Mais son électrophone Elle me l'a laissée Comme ses disques des Stones Et de Maxime le Fox-terrier Germaine, Germaine Une java ou un tango C'est du pareil au même Pour te dire que je t'aime Et qu'j'aime la Kanterbraü Germaine, Germaine Un rock'n'roll ou un slow C'est du pareil au même Pour te dire que je t'aime Et que j't'ai dans la peau
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